Je suis ... L'Eternel ... Ton Dieu !
Ta conscience de chaque instant ...
La licorne s'avance dans la plaine du gracieux,
Admirée de l'½il des elfes sylvains et du vent.
Elle court encore, et maintenant chante
Du rythme régulier de ses sabots,
Si vous l'entendiez ... Mes mots ne mentent !
Licorne devient ailée et s'envole très haut.
Le clan de la forêt enchantée en entier s'inquiète :
La bénédiction reviendra, bien sûr, pureté sera faite,
Mais que peut-elle être dans le canyon noir
Du peuple du soleil, sombre, qui reste si tard ?
Un petit elfe voit à l'horizon une ombre se dessiner,
Puis un orage, et une armée déchue, dans la poussière.
En nuée gigantesque, elfes déploient l'arme enchantée,
Un arc, et le talent légendaire d'eux, même hier.
Et Licorne ? L'arc-en-ciel ... Il doit être sauvé !
Vient-elle vite, prient les elfes sylvains, peu paniqués.
Ils approchent toujours, sont-ils affreux, ces êtres,
Une lame y planter et une flèche y mettre ...
Quelques mètres les séparent maintenant,
Ils se tuent ... L'obscur, partout autour,
La forêt brûle, et à la vie, s'arrêtant,
Que restait-il vraiment comme amour ?
Soudain, un battement s'entend un peu,
Puis plus. Licorne ? Bien loin de leur v½u ...
Un chant, puis plusieurs, toute se pressent,
Ont-elles sûrement entendu le cri de détresse.
Les cornes ravagent les noirs rangs de l'obscur,
Il y a beaucoup d'ombres, trop pour la lumière,
Un dernier ennemi, il ne reste que la moins pure
Des licornes, toute deux s'avancent, le regard fier.
Plus rien des corps abattus ne s'attarde,
Pas même la dépouille du valeureux barde.
Je suis ... L'Eternel ... Un Dieu !
Le commanditaire de ce moment ...