mer

mer
L'homme et la mer

Homme libre, toujours tu chériras la mer !

La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme

Dans le déroulement infini de sa lame

Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;

Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton c½ur

Se distrait quelquefois de sa propre rumeur

Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :

Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes,

O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,

Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables

Que vous vous combattez sans pitié ni remords,

Tellement vous aimez le carnage et la mort,

O lutteurs éternels, ô frères implacables !

Charles Baudelaire

# Posté le vendredi 25 février 2005 08:42

Modifié le mardi 17 mai 2005 18:02

coucher de soleil

coucher de soleil
couchée dans mon lit d'hopital
je ne sans plus la chaleur de mon liquide vital
toutes forces qui étaient en moi sont partis
bientot je ne connaîtrai plus le mot "vie"

comme j'aimerais qu'apparaisse un génie
et qu'il me murmure au creux de la nuit
"jeune demoiselle, quelle est ta dernière volonté
dis-moi ce que tu veux et aussitôt je l'exaucerai"

et moi sans prendre le temps de réfléchir
je dévoilerai comme un secret mon plus grand désire
"je veux admirer un dernier coucher de soleil
revoir une fois ces mille et unes merveilles"

en un coup de baguette magique je me retrouverais
sur une étandue magique et chaleureuse de sable doré
et je laisserais alors mon regard se perdre dans l'immensité
de ce paysage qu'on m'offre, beau à en rêver

Je regarderai tout d'abord le ciel si grand et si bleu
prendre des tons violets puis oranges merveilleux
je saurai à l'avance de quelle couleur il finira
comme un peintre qui peint une toile pour la 1ère fois

j'observerai alors le soleil disparaître derrière l'océan
je fermerai les yeux et laisserai couler des larmes de diamant
de simples gouttes pour pleurer ce don unique
un dernier voyage dans le monde de l'onirique

soudain quelque chose me paraît bizarre
tout ceci ne me paraît pas être un hasard
je sens bel et bien le vent chaud à la senteur épicée
et je prends conscience que je suis sur ma plage dorée

que le soleil couleur pastelle me fait un dernier adieu
avant que nous quittions cette belle nuit tous les deux
je me couche sur le sable et laisse ma main le caresser
comme la brise légère sur mes épaules dénudées

un incroyable bien-être grandit en moi
peut-être est-ce parce que toute force a quitté mes bras
oui c'est cela, j'ai quitté mon lit d'hopital durant mon sommeil
et j'ai enfin pu retrouver mon dernier coucher de soleil

# Posté le vendredi 25 février 2005 08:51

Modifié le mercredi 18 mai 2005 07:57

foudre

foudre
Coup de foudre
Un jour il fessait nuit on c'est rencontrer
On c'est parlés, pas très facile au début de ce parler
Mais on a appris à se connaître
Puis plus on parlait plus
Des sentiments arrivaient
On a commencé à s'aimer
D'un amour sans blessure, sans souffrance
Les mauvais jours son arriver
Mais on a toujours sus les
Dépasser et les oublier sans jamais
Oublier de s'aimer, notre coup de foudre
A toujours pus continuer
Et na jamais pu nous faire du mal
Ni nous séparer
Ma vie je compte bien la faire avec toi
Car je t'aime plus que tout

# Posté le vendredi 25 février 2005 08:52

Modifié le mercredi 18 mai 2005 16:54

glacial

glacial
Je regarde pleurer cette vie, qui meurt sans faire de bruit,
Le silence l'a détruit, mais que faire quand le vent vous renie ?

Je voudrais savoir pourquoi ce soleil ne brûle pas,
Il fait si froid dans l'âme perdue de mon c½ur,
Cette gelée me fait une cicatrice chaque fois que je pleure,
Je me glace doucement l'esprit sur ce verre glas

Souvent, je sens le souffle glacial,
De ce vent, cette tempête hivernale,
Ce titanesque ouragan,
Qui me fait voler en tremblant,
Celui qui me gèle les mains,
Quand de chaleur j'ai besoin.

Devant ce froid la chaleur me semble éternellement endormie,
Un soleil froid, immortel, reprendra vie la nuit,
Seule, je gèle derrière cette atroce porte,
Mon c½ur devient pierre, la mort m'emporte.

Mes larmes se glacent sur mes joues,
Me rongeant la peau tel un poison doux.

Laissez-moi encore sentir la chaleur sur ma peau,
Voir la lumière du soleil sur les flots de quelques mots.
Personne ne me répond, je suis invisible,
Mon esprit en confusion, en est la cible.

Pleurez devant la lumière qui ne brillera plus jamais,
Dans le noir et le froid nous allons tous sombrer. . .

Les anges pleurent des roses remplies de tristesse,
Quand le monde sombre dans le feu de la détresse.
Ils s'ouvrent leurs veines avec une épine de rose,
Terminer dans l'original un acte morose, ils l'osent.

Le saut de l'ange, est une chute étrange,
Un rêve éveillé, qui éloigne de la réalité,
Un chemin à suivre quand tu ne sais pas voler,
Un plongeon à faire quand tu ne sais pas nager.

Quand sur les roses il tombe des larmes de pluie,
Que notre c½ur se noie dans le chagrin, et cri. . .
Quand il se ride, sans tenir la main d'un(e) ami(e)
Il apparaît des plies, des creux où le bonheur s'enfuit. . .
Sans cesse avec son air malicieux, le malheur nous démolit.

Ores, ils doivent délaisser cette larme de cristal,
Une goûte d'acide leur sera éternellement fatale,
Les anges doivent mourir devant le soleil qui éclaire le mal
Sur ce sol glacial, s'étale cette divine empreinte de vie infernale. . .

. . . . Sauvez-vous, mes anges du bonheur
La fureur vient nous glacer le c½ur. . .

# Posté le vendredi 25 février 2005 08:53

Modifié le mercredi 18 mai 2005 16:56

dauphin

dauphin
la prière du dauphin

Depuis la nuit des temps, ma famille a fait alliance avec la tienne,
dans le royaume des mers.
J'escorte tes vaisseaux,
j'écoute ton langage et j'ai porté souvent tes naufragés jusqu'aux plages des rivages.
Comme tes fils et tes filles,
j'aime jouer et danser et viens à leur rencontre en ami, en égal.
Respecte alors, le monde que nous partageons;
n'abandonne pas dans la mer tes déchets,
laisse-moi pécher sans m'étrangler dans tes filets;
demande à tous de préserver la vie libre des dauphins,
tu préserveras celle de mes frères et soeurs, les hommes.

# Posté le vendredi 25 février 2005 08:57

Modifié le mercredi 18 mai 2005 17:03